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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 17:10

Une techno- marionnette  de la banque Rothschild qui ignore tout du sens ouvrier du mot « travail » et qui de ce fait,  le noie dans l’ univers méprisant des nantis, va tenter  d’ arnaquer  (un peu plus encore) le prolétariat français par la fameuse réforme des retraites.

La cible prioritaire de cette sale besogne, dont il n’ est d’ ailleurs pas l’ inventeur, et que la clique journalistique embarquée, dans le confort de ses niches fiscales, soutient activement, est la liquidation des régimes spéciaux.

L’ « argument » qui sous- tend ce projet est qu’il s’ agirait de régimes issus de conditions  sociales, historiques, ou pratiques antérieures, qui auraient complètement disparu. Ce qui ferait en conséquence de ces régimes des privilèges injustifiés.

Naturellement, ce vomissement  sur les régimes spéciaux n’ est nullement agité pour rétablir une quelconque équité sociale mais essentiellement pour entuber tout le monde (ex : cap sur les 64 ans et plus pour en faire crever le plus possible !), pour plomber à terme le principe social des cotisations  et préparer un boulevard pour les fonds de pensions et autres à la mode anglo-saxonne !

Mais relevons le défi de notre président brasseur d’ air sur les régimes spéciaux.

Son raisonnement s’ applique à merveille  à un certain régime spécial qui lui ne s’ avoue pas : celui des actionnaires du capital dont  l’ insatiable appétit entame sans vergogne à la fois le  salaire direct et indirect depuis belle lurette.

 Reprenons donc  le raisonnement  des fameuses  « conditions disparues »

Effectivement, il est facile de démontrer que le dividende capitaliste, c’ est à dire le fait de recevoir une  espèce de rente par le seul  effet d’ une somme d’ argent (capital) engagée dans une activité économique ne repose que sur l’ héritage d’ un postulat historique lié à la sacro-sainte propriété privée (des moyens de production et d’ échange s’ entend)

Plus on avance, et plus il faut faire d’ acrobaties intellectuelles (pour ne pas dire religieuses), pour justifier la persistance de ce postulat périmé et nier la catastrophe à laquelle il conduit                          l’ humanité si elle n’ a pas l’ intelligence et le courage de le liquider enfin définitivement.

Et dans l’ immédiat il impose aux masses laborieuses de s’ aplatir toujours plus devant les exigences des profiteurs !

L’actionnaire n’ est-il pas à vrai dire une espèce de « retraité  hors-norme » dont la rente                     n’ implique aucun travail, aucun service tangible à la société, si ce n’est l’ auto-alimentation,  le maintien du système. Car contrairement au langage courant, comme le soulignait Friedrich ENGELS, ce n’ est pas le capitaliste qui donne du travail au salarié mais bien le contraire.

Et selon le discours ambiant actuel on  aimerait bien savoir quelles sont les « conditions d’ âge et de carrière » exigées de  ce genre particulier de retraité permanent.

Car là, on n’ est plus à l’ échelle misérable du SMIC , quand on sait que ces « retraités professionnels du CAC 40 » pour ne parler que de ceux-là, ont palpé autour de 55 milliards   d’ Euros l’ année passée !

Ainsi c’est le simple mécanisme du fric qui produit du fric pour son propriétaire par le travail             d’ autrui. Tandis qu’ on s’ installe dans  le misérabilisme des bas salaires, l ’actionnaire ne représente-t-il pas le parfait schéma du parasitisme face à la légitimité du système de retraite que l’ on essaye de mettre à mal ?...

La bourse est une caisse de retraite bien protégée ! Et si donc il est un « régime spécial » qui historiquement ne se justifie plus , c’ est bien celui-là.

  …Mais  pour mieux nous endormir, on nous dit  que cette saleté va se faire dans le temps et la douceur.

Halte-là ! ne prenons pas les exploités pour des truffes.

Cette opération de transfert du salaire indirect (insulté par le surnom scandaleux de « charges »)  dans le magma pourri de la fiscalité est en cours depuis 1995. (premier acte JUPPE, deuxième acte RAFARIN, etc (tous gouvernements confondus et discours identique). Et l’ on en connaît le résultat.

Il s’ agît ni plus ni moins qu’ une stratégie de récupération des grandes conquêtes sociales du mouvement ouvrier au strict profit de la classe capitaliste.

Mais le pire c’ est que ce serpent de mer de la réforme des  retraites  fait toujours abstraction  de     

l’ une des plus grosses tares du capitalisme : le chômage et notamment le chômage massif des jeunes, maintenus par le système  dans une situation de dépendance malsaine de leurs aînés.

Car elle est bien là, la base de la déchéance du salaire indirect organisée par les politicards du fric. Dans cet esprit la démonstration de Karl MARX sur les mécanismes de la surpopulation relative (chômage) qu’il a qualifié à juste titre de poids mort à la charge du prolétariat s’ avère bien irréfutable, sachant que: l’ argent ne peut pas être à la fois dans les salaires et dans la vie de château.               Voilà l’ imposture de nos gouvernements bourgeois !

La propagande toxique déployée systématiquement contre les régimes spéciaux (qu’ il soient par ailleurs de retraite ou autre, spécule sur le retard et le découragement politique qui se généralise hélas dans les masses exploitées.

On  présente en fait comme des privilèges ce qui n’est en réalité que des positions avancées dans le progrès de la condition générale de la classe salariée et qui de ce fait constitue un « mauvais exemple », donc une menace potentielle pour le profit capitaliste.

Au moyen de ce faux schéma de privilège, les voyous du système visent le consensus au sein de la classe exploitée elle-même, dans la droite ligne du patron qui vise toujours la  corruption des moins combatifs et des moins lucides  par des miettes !

Ils spéculent surtout sur les sentiments les plus bas (tels que la jalousie individualiste) de                      l’ échantillon des fainéants ou des « jaunes » de la lutte de classe, toujours plus prompts à manger les marrons qu’ à les tirer du feu !

La faillite du syndicalisme de classe produite par la trahison et l’ avilissement des appareils dirigeants  a essentiellement favorisé le développement de cette déplorable mentalité,  entrave majeure à tout élan de GREVE GENERALE, (seule réponse à la hauteur des saletés de la MACRONIE),  ce que savent parfaitement ces nouveaux laquais du capital.

Tous ces appareils en déchéance ne vont-ils nous servir une fois de plus que  leur habituelle comedia del arte ? (laquelle a atteint cette année les sommets du ridicule et de la honte par le « débat » Delevoye-Martinez à la fête de  l’ Humanité !!!) 

Dans ces conditions, comment, à la lumière du culot que s’ autorise  cette clique au pouvoir, dans la lancée des trois dernières décennies,

  1. ne pas percevoir la nature dangereusement négative de la période actuelle pour la condition générale des salariés ? donc pour la grande majorité de la population ?
  2.  ne pas souligner une fois de plus l’ urgence du  rassemblement de toutes les volontés honnêtes dans la relance du mouvement ouvrier, à commencer par la reconstruction de ses appareils indispensables.

 Car qu’il s’ agisse des retraites ou d’ autres multiples aspects de l’ évolution de la société, ce vide organisationnel qui  témoigne essentiellement d’ une corruption idéologique  n’ a pas fini de nous prodiguer ses douloureuses et révoltantes conséquences, pour les aînés dans  l’ immédiat mais surtout pour les générations futures.

CONTACTEZ -NOUS, REGOIGNEZ-NOUS  lien :http://www.syndicat-dpio.org/

                ORGANISONS-NOUS                 courriel : reconstruction.dpio@free.fr

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