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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 08:00

 La lutte contre la réforme des retraites fait rage. Mais derrière cette lutte se cache une perspective plus fondamentale :  la liquidation du capitalisme pourrissant.

Et là, il ne s’ agît plus d’ une empoignade simplement défensive, simplement revendicative.

Il ne s’ agît plus seulement d’ objecter aux méfaits du système, mais de le renverser.

 

Car on ne peut plus se contenter de repousser au jour le jour les agressions des profiteurs.

On ne peut plus se satisfaire de la DICTATURE du capital  qui pour se maintenir n’ a plus  que les expédients de la duplicité, du mensonge et de la corruption, la loi des nantis sur les démunis.

 

Mais pour la prise en compte de cette perspective, il ne faut se tromper ni de méthode ni de priorité.

Quels sont donc les protagonistes de la partie visible de la lutte actuelle ? 

-ceux qui appartiennent par principe au camp adverse, capitalistes politiciens et hauts fonctionnaires à sa botte,

- ceux qui sont passés définitivement et pitoyablement de ce côté, syndicats jaunes genre CFDT, etc…

-ceux qui, se réveillant avec la gueule de bois de leur collaboration hypocrite de plusieurs décennies, supposent qu’ils vont par leur nième« comédia del arte » arriver à se redorer le blason.

Enfin ceux qui, seuls acteurs honnêtes et légitimes, sont les forces réelles de ce combat vital, les travailleuses et travailleurs, grévistes et manifestants, qui pour atteindre dans l’ immédiat leur objectif purement revendicatif doivent viser beaucoup plus loin, vers leur avenir.

Et leur avenir  conduit inévitablement à renverser ce système en déchéance  et surtout pas  à chercher continuellement le compromis avec lui, en imaginant  comme on les y a éduqués dans la seconde moitié du siècle dernier, que la capitalisme pourrait devenir une espèce de tigre végétarien.

 

Plus d’ un mois et demi de combat  censé porter une volonté de rejet « par procuration » tandis que les salariés du secteur privé, principalement du CAC 40, se faisant pour ainsi dire complices des dividendes , resteraient gentiment l’ arme au pied ?

 

Mais de qui se moquent ceux (les mêmes) qui comme en 1995 diffusent cette ânerie selon laquelle la peur du licenciement, de la perte de salaire, etc …reviendrait tout bonnement à       l’ auto-interdiction du droit de grève !

 

De qui se moquent ceux qui à la vérité ont contribué en échange de la conservation de leurs misérables prébendes, de leurs promotions personnelles, à transformer le secteur privé en espace interdit au syndicalisme de classe, et installé eux-mêmes, par couardise et opportunisme, le syndicalisme d’ accompagnement, rampe de lancement du fameux syndicalisme jaune !!

Voilà la véritable explication de l’ inertie des salariés du privé dans un enjeu qui les concerne pourtant au premier chef!!

Et l’ on comprend ce que toute l’ histoire du mouvement ouvrier pointe du doigt :

Tant que ce schéma ne sera pas liquidé, l’ arme suprême de la GREVE GENERALE restera au placard.

Voilà bien au-delà de la réussite (immédiate ou différée) du renvoi de Macron et de sa clique de parvenus dans les cordes, l’ objectif prioritaire du proche avenir, nourri par l’ expérience du mouvement actuel : rétablir           l’ hégémonie du syndicalisme de classe…

Il se dessine effectivement une nette divergence entre les appareils dirigeants et ceux qui payent de leur personne mais n’ ont pas du tout l’ intention de n’ être que des « faire valoir » !

Tout prolétaire avisé connaît le principe : Mauvais outil- Mauvais travail. Les détachements les plus conscients et volontaires de la classe salariée ne peuvent plus ignorer ce qui se manifeste au grand jour dans ce mouvement : la nécessité urgente de reconstruire le syndicalisme de classe.

Les plus anciens du « chemin de fer » n’ ont pas oublié que le ménage idéologique de 1920 commença dans le cercle des cheminots de Villeneuve Saint-Georges

Dans la bataille actuelle, ceux de la SNCF savent pour leur part qu’ un train peut toujours en cacher un autre.

Le mouvement social actuel se trouve donc dans la situation qu’il traîne depuis des décennies

Le train de la revendication qui cache  celui de  la reconstruction.

 Là apparaît bien la deuxième lutte cachée derrière la première : l’ éviction des bureaucraties

syndicales inféodées au système, qui ne font que tromper les forces qui les nourrissent.

lien : http://www.syndicat-dpio.org/

courriel : reconstruction.dpio@free.fr

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