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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 18:30

La lettre du président du Bureau Central d'organisation de la D.P.I.O. (01 Mai 2010)

 

 

Sale  temps pour les détracteurs du marxisme.

La crise du capitalisme que la propagande bourgeoise supposait déjà neutralisée continue de fulminer, pareille aux  suites d’un  feu compliqué, rampant dans un immeuble ancien, poussiéreux et d’architecture "bric à brac".

Irréfutable, donc, l’analyse marxiste du  capitalisme comme système à crises par principe.

Car il faut le dire, ce qui se passe pour la Grèce n’est rien d’autre qu’un des signes clinique de la furonculose  qui, au delà du racket perpétré par les Etats contre les peuples au secours des  seigneurs du capital financier, indique la pourriture du système tout entier.

Et n’en déplaise aux sycophantes et cireurs de bottes médiatiques et politiques de toutes factures, l’Islande, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal,  sont bel et bien "embaumés" de la même puanteur.

Quant aux saletés que mijotent à l’unisson, les gouvernements capitalistes de toute l’Europe, sous couvert de leurs boniments sociologiques (coût de la santé vieillissement des populations, durée de vie etc), elles ne sont en vérité que  manoeuvres conservatoires des privilèges bourgeois aux abois!

Et que dire enfin des facéties  pseudo sociales " obamiennes",  genre  plâtres sur jambes de bois dans une  cour des miracles, seule image réaliste à retenir des Etats Unis dans le domaine considéré.

Il faut donc avoir un sacré fiel pour pointer du doigt les soi-disant mauvais élèves grecs, et faire semblant d’ignorer le reste, histoire certainement d’accréditer à l’avance  cette politique dégoûtante dans l’opinion générale des peuples.

Voilà donc, une fois de plus, le prolétariat international,  acculé à la défense de ses intérêts vitaux face à leur prédateur naturel: le Capital.

Naturellement, il faut compter avec  les manigances de la "pègre mondiale dominante" (possédants, gouvernements et médias à leur solde), pègre qui pour sa part ne considère plus les frontières que pour ce qu’elle en a fait: des obstacles à l’émancipation et au développement politique des peuples, mais certainement pas à l’orgie générale de l’exploitation. La preuve est faite.

Soit dit en passant,  la social-démocratie au pouvoir ou pas selon les pays va sans aucun doute rappeler pour la Nième fois  son alignement intangible sur ces principes.

Mais comment ne pas voir que face  au capital, le travail  se trouve à la croisée des chemins et qu’en conséquence la question qui lui est posée est celle de s’engager sur le bon sans trop attendre, à la queue leu leu ou par groupes, peu importe, mais dans tous les cas en tenant cette fois-ci la barre avec la plus  ferme résolution.

Mais arrêtons nous pour l’exemple à la situation française.

Le massacre de la condition ouvrière y est plus que jamais à l’ordre du jour du capitalisme: Acquis sociaux, salaires et emploi, santé, retraites, conditions de travail et d’existence, dérive chronique des prix  etc.

Bref, un contraste insupportable caractérise l’état actuel de la société:

- d’un côté, la misère rampante, la paupérisation des travailleurs dont certains vivent à la rue et mangent quand ils peuvent

- de l’autre, une orgie de luxe et d’opulence qui dévore et dilapide sans vergogne des masses de capitaux.

Au delà des discours moralisateurs, ici et là, pour amuser la galerie, il ne fait aucun doute que le profit  entend se maintenir par l’écrasement sans scrupule de la classe laborieuse.

Et c' est sur ce fond catastrophique qu' on nous rappelle périodiquement qu' il va falloir toujours plus se serrer la ceinture, qu' il faut fermer et regrouper des hôpitaux, des écoles, supprimer des emplois sociaux, ou comme nous y préparent les médias, échauder un peu plus les retraites.

Pourtant, le seul parcours sur la route côtière de Saint-Tropez à Menton,  suffit à donner aux yeux un mince aperçu des ressources  soustraites au fonctionnement économique et partant à l’alimentation  convenable des besoins sociaux.

Une question hante tous les esprits lucides:

face à cette situation en constante dégradation dans tous les domaines, est-ce que le mouvement ouvrier en général et plus précisément le mouvement syndical ont la réaction qui s’impose?

Aurait-on pu concevoir par exemple, au tant de nos glorieux aînés, un quelconque SARKO :

 - insultant  les salariés jusqu' à se  féliciter devant la clique patronale du MEDEF, que plus personne ne s’aperçoit d’une grève en France ? 

- ayant le culot de plaider pour la "moralisation"  du capitalisme, (à une époque où même les enfants ne s’amusent plus des contines du loup déguisé en agneau), et lors même que son credo nauséabond pour le libéralisme a constitué le fondement de sa campagne présidentielle ?

- sabrant la conditions ouvrière sans l' ombre d' un scrupule, en prétextant de l' intérêt général, comme si son farniente de 15 premiers jours de son mandat sur le yacht du milliardaire BOLLORE n' était un signe suffisant de son allégeance à la ploutocratie ?

- débitant ses sornettes hypocrites sur les  malfaisants de la spéculation, sur le soi-disant  contrôle de l’économie tout en distribuant à ce même monde de "voyous" la mâne de l’argent et de la caution publique!?

Nul doute qu’à une  certaine époque, le peuple laborieux aurait su faire ravaler à la fois discours, insultes, pseudo morale à hurler de rire et politique pourrie aux locataires de  l’Elysée, de Matignon et du palais Bourbon ?

Mais force est de percevoir, au delà de l’ébullition sociale actuelle, un incompréhensible assentiment général! Ne peut-on voir là que le seul effet d’une audace sans précédent du patronat et du pouvoir  réussissant à ce point, à prendre la classe salariée pour une masse de demeurés ? 

N' y a t-il pas autre chose de plus pour qu’une telle  escroquerie puisse prospérer ?

Qui conduit les masses exploitées, pour ainsi dire malgré elles, au moyen d’une espèce d’hypnose sociale, à leur déchéance historique, et notamment à l’abattoir sans pitié de la crise actuelle ?

Parlons sans détour. Le syndicalisme jadis dominé par la lutte de classe ne s’est-il pas métamorphosé en officine de caution aux ambitions capitalistes?

A titre d' exemple immédiat concret: qui a mandaté des dirigeants syndicaux, toutes enseignes confondues  pour aller  se pavaner au conseil «sarkomédefien » d' orientation des retraites sur la nouvelle attaque prévue contre le système ? Personne bien évidemment!

Mais voyez-vous de nos jours, les bureaucraties syndicales "d' accompagnement" pensent tout comme le patronat que les retraites sont entre autres une charge nuisible... aux  actionnaires.

Sans aucun doute, au sortir de leur collaboration, ces gredins s'arrangeront une fois de plus, au moyen d' une savante « comedia del arte » pour étouffer, évacuer et neutraliser si nécessaire la grogne populaire comme en 93, 95, 2003,.. etc., et puis basta, retour au chantier de démolition à huis clos! Commission de ceci, conseil de cela, et l’on en passe, institutions bon chic bon genre qui constituent désormais l’essentiel de leurs fonctions.   

En définitive, un incroyable paradoxe se développe sous nos yeux:

D’un côté, une combativité générale, marquée légitimement par la colère et la violence, une assise évidente de toutes les luttes sur les fondamentaux en péril de  la classe salariée  (emploi, salaires, conditions d’existence) autant de conditions propres à une grande grève générale sur une plate forme revendicative de principe unique: recul du profit capitaliste!

En lieu et place de cela, se réalise  l’ambiance déstructurante du TOUT QUI BOUGE pour rien, alors qu’en vérité RIEN NE BOUGE  à l’ampleur nécessaire.

D 'un autre côté, le développement de l' individualisme, de l' abêtissement social, de la mesquinerie, du sectarisme professionnel, insinuent au sein même des masses exploitées, une détestable  mentalité inspirée de l' idéologie dominante. Elle  invite à voir les "privilégiés" surtout chez  ceux des travailleurs que l’on suppose (de sa fenêtre) en situation "avantageuse".

 A l’inverse, elle pousse à méconnaître, voire à justifier selon les cas, ses propres"avantages" sur  ceux qui sont à la traîne.

Dangereux relents des périodes noires et brunes du siècle passé!

Tout porte donc à conclure que ce qui manque  au renversement de cette nuisible configuration  ce n’est certainement pas l’urgence, mais essentiellement l’outil! lequel se situe de toute évidence à des années lumière du porte-plume  des CHEREQUE et consort!

Dans cet ordre d’idées, les paroles d’un certain Bernard THIBAULT disant : " on n’est pas là pour bloquer le pays" se placent radicalement au dessous du niveau de conscience du serpent.

Comme si le pays n’était pas, déjà comme tant d’autres, bloqué et massacré précisément par le capitalisme lui-même,  et comme si le destin de l’humanité était définitivement à la remorque de ce système pourrissant.

Faut-il qu’il n' y ait rien d’autre qu’un simple volcan pour nous en rappeler la vulnérabilité?

Qu’on ne compte pas en tous cas que l’Organisation D.P.I.O, fût-elle pour un temps la seule et si petite à battre le tambour du préalable de la  RECONSTRUCTION D’UN SYNDICAT DE CLASSE, renonce jamais à ses efforts.

Car dans ce domaine, l’attente ou l’atermoiement interminable  par crainte de l’erreur  revient désormais à ne rien faire pour ne pas se  tromper, c’est à dire la pire des erreurs!

 

 

VIVE DONC L’ORGANISATION  POUR LA LUTTE  QUI  NOUS APPELLE!

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