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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 12:31

 

Apparemment, à présent que la trahison a mis plus de deux décennies à se révéler, les intentions d’y remédier ne manquent pas..

Deux méthodes se confrontent:

1) Soit réhabiliter les ruines sur les lieux mêmes de la déchéance.

2) Soit sortir franchement et nettement de cette désolation et reconstruire ailleurs à partir de l' héritage culturel (bien connu) de la classe exploitée.

Le choix est clair et ne souffre plus désormais de tergiversations.

Il est à peu près certain que des forces suffisamment nombreuses sont d’ores et déjà disponibles pour la seconde solution: la reconstruction, sous une enseigne proclamée, indépendante de l’existant et de ses hypothèques.

Il est non moins certain qu’une initiative vigoureusement exprimée dans le sens de la rupture provoquerait un courant d’intérêt irrésistible et fortement nourrissant en tous cas pour un retour au syndicalisme de classe à marche forcée.

Pourtant, quelque chose de sournois fait que rien ne se manifeste de décisif dans ce sens.

Qu’est-ce donc que ce "quelque chose".

Rien d’autre que toute une succession de bricolages hasardeux dans le sens de la "réhabilitation" qui ne sont bons qu’à entretenir les illusions et les hésitations dans les esprits qui précisément manquent de la culture nécessaire et qui sont en définitive la marge de manoeuvre des appareils traditionnels corrompus.

En quelque sorte, ceux qui s’adonnent à ses bricolages répétés se font les complices de la pérennité du marasme dans le mouvement ouvrier.

Pour aider à comprendre la pertinence supérieure de la reconstruction, il n’est pas sans intérêt de faire une espèce de transposition au domaine historique politique: la faillite de la II ème internationale ouvrière.  

Cela nous ramène à l’époque qui se situe entre 1912 ( conférence de Bâle des partis socialistes et social-démocrates européens de l’époque) et 1919 (Fondation de la III ème Internationale).

On retrouve presque trait pour trait dans cette page d’histoire le schéma du débat actuel sur la méthode pour sortie de la trahison.

D' un côté, les brumes de la collaboration de classe, de la conciliation avec le réformisme, de l' autre le camp de la rigueur, de la cohérence et de la logique, politiques et idéologiques, le camp de la rupture nette et franche d’avec la compromission, la pourriture opportuniste de la IIème (que Rosa Luxembourg n’hésita pas à qualifier avec raison de "cadavre puant").

La deuxième solution l’emporta, pour le plus grand bien du mouvement ouvrier dans son ensemble. L’histoire l’a attesté.

D’aucun pourront sans doute objecter à cette affirmation que le fait d’aboutir à la situation actuelle du monde, dont procède soit dit en passant la situation de notre fameux marasme syndical, est une attestation très contestable.

Nous répondrons très tranquillement que les rapports et les cheminements de l’émancipation humaine sont connus de tous temps pour leur abondance en oscillations et autres contradictions qu’il faut savoir assumer en allant toujours de l’avant.

Il n’empêche que tout esprit militant, lucide et averti, sait pour sa part tirer l’essence progressiste des périodes historiques et laisse le reste aux pleurnicheurs philistins et aux revanchards réactionnaires.

En principe, les gens qui se réclament à corps et à cri de la culture, de la période historique que nous évoquons ici, savent ces choses.

C’est ainsi qu’ils savent que si la reconstruction consécutive à une proclamation vigoureuse ne saurait constituer une tranquille promenade sans embûches, elle est indéniablement la seule méthode garantissant un niveau d’honnêteté et de crédibilité SUFFISANT pour la relance sans tarder d’un véritable SYNDICALISME DE CLASSE

 

                                               ALORS, QU’ATTENDONS-NOUS ?

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