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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 15:00


La D.P.I.O. est un groupe militant organisé en syndicat légalement constitué depuis 1985 sur le département de Seine et Marne.
Fondée sur le constat de la faillite prévisible et irréversible des centrales syndicales traditionnelles , faillite et trahison qui se sont on ne peut mieux illustrer dans les années 93, 95 et dernièrement 2003, notre organisation est née et agit essentiellement dans le secteur « P.T.T. » (depuis démantelé par les institutions capitalistes).
Toutefois la situation socio-historique de la classe salariée lui dicte une tâche à dimension multiprofessionnelle.
Mais le but ici n’est pas d’agir en tant que nouvelle vitrine syndicale à prendre ou à laisser.
Notre démarche est plus exactement une invitation à la grande tâche de réhabilitation du syndicalisme de classe trahi et renié par ses dépositaires.
Dans cet esprit et conscient que la multiplicité syndicale a constitué l’élément majeur de la déchéance des intérêts de la classe salarié, nous militons pour une grande organisation unique, les principes étant en l’occurrence bien plus importants que le sigle à terme.
La D.P.I.O. n’est donc à priori qu’une contribution à la reconstruction d’un appareil honnête (instrument indispensable) dans le retour à l’héritage idéologique de la classe ouvrière, c'est-à-dire sur des bases et des pratiques radicalement indépendantes des contingences du capitalisme.
Dans cette démarche qui s’assigne comme but le regroupement et la structuration permanente de forces saines, instruites ou résolues à s’instruire et déterminées à lutter sans attendre nécessairement de résultat immédiat, il est bien clair que le sigle D.P.I.O. n’est qu’un point de repère, un instrument de cohésion.
Ainsi est-il à prévoir, sans état d’âme, qu’il puisse céder la place tout en gardant l’esprit à quelqu’autre  titre syndical que ce soit, jugé mieux approprié à un moment donné, pourvu que le but reste de pousser la trahison dans la tombe !
Le manifeste que nous publions présentement et les nouveaux statuts de l’organisation, dans le cadre de la création d’un centre fédéral, doivent permettre le développement de toutes les initiatives possibles allant dans le sens de la reconstruction du syndicalisme de classe.
Tous ces textes sont à la disposition de tous les salariés soucieux du devenir de leur condition générale.
S’agissant de la méthode, nous avons opté dès la perception du marasme décrit pour la carte de l’indépendance totale et immédiate, tant du discours que de la démarche.
Ce fut au début une simple activité de syndicalisme local puis, avec le temps, le pourrissement inexorable des organisations traditionnelles allant même au-delà de nos prévisions, nous avons conçu qu’il fallait bien que quelqu’un lance le mot « reconstruction » et engage l’appel et la propagande appropriés.
C’est ce que nous avons fait, à notre modeste échelle bien sûr, en mettant en chantier un manifeste et des textes statutaires, idée que nous avons plantée dans notre décor environnant depuis 1993.
Pour nous, cette tâche s’est présentée sans la moindre difficulté morale puisque, dès l’origine de notre création, nous avons été sur les bases de la proclamation, de la création syndicale en dehors des appareils déchus.
Nous avons souvent essuyé les reproches d’éléments restés individuellement honnêtes et lucides, plus ou moins investis dans la lutte interne censée pouvoir renverser la tendance.
Car nous avons constamment entretenu des contacts fraternels aussi bien qu’initié des actions sur le terrain en compagnie de militants oscillant entre nos thèses et les déconvenues répétitives de leurs organisations (même de base !)
Tous ces camarades ont fini par quitter leurs rangs écoeurés……mais abandonnant ainsi toute activité.
Certes, notre choix n’est pas la voie royale à première vue car il est clair qu’il est beaucoup plus facile  pour quiconque de se trouver dans une structure toute faite que de reconstruire le tout en partant de rien.
Mais réfléchissons un tant soit peu, camarades : est-ce que la reconstruction part vraiment de rien ? Est-ce que le syndicalisme de classe en est à ses premières difficultés historiques ? Est-ce que la trahison en est à ses premières armes ? N’est-ce pas plutôt là des considérations stupéfiantes, bonnes à satisfaire la peur du vide ou, le cas échéant, la paresse intellectuelle ?
En vérité, sous ses apparences difficiles (nous en savons quelque chose !) cette méthode radicale de rupture et de création au dehors qui doit finir par aspirer tous les éléments sains et en conséquence pousser la trahison dans la tombe, ne demande en définitive pas plus de volonté militante que la lutte interne pour essayer de réhabiliter le système corrompu.
Et si notre démarche piétine depuis toutes ces années, nous n’en concluons pas pour autant qu’elle est sans issue ; elle agit de toute manière quelque part.
Non, nous disons simplement que la volonté politique manque encore pour cette reconstruction à l’extérieur, indépendante et honnête et nous continuons de penser jusqu’à preuve du contraire que cette méthode est un passage forcé pour la réhabilitation des intérêts généraux, des intérêts de classe du prolétariat moderne.

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