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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 12:00

Une fois de plus les faits viennent de démontrer l’ inanité de la « démocratie bourgeoise » en tant que moyen du moindre changement économique, politique et social favorable aux masses exploitées

Mais cette fois, on a atteint les sommets de l’ escroquerie :

Une élection présidentielle pilotée et manipulée depuis près de trois ans par les médias, lesquels méritent bien définitivement pour le coup l’ ironique appellation populaire : « LES MERDIAS »

En fait, on a vécu l’ accomplissement intégral du types des manœuvres grossières qui s’étaient déjà pour orchestrer l’ élection de Strauss-Kahn, mais qui furent stoppées net par les frasques de l’ intéressé lui-même!

Cette fois il s’ agissait de promouvoir un gandin, virtuose du discours ultralibéral sorti en douce du chapeau du grand capital européen, archétype des hybrides modernes énarques-versaillais, pur produit de l’ impérialisme pourrissant.

Le personnage n’ a pas été choisi au hasard, car si l’ on fouille derrière sa façade d’ inspecteur des finances (position idéale pour les travaux d’ approche), on le repère assez facilement dans sa fonction de coéquipier- commissionnaire des cliques politiques de la grande bourgeoisie allemande dont le contrôle de l’ Europe n’ est plus qu’un secret de polichinelle.

Dans cet ordre d’ idée, un certain Sigmar Gabriel, ex-chef du SPD allemand et à ses heures ministre d’ Angela Merkel n’ a-t-il pas osé dire dans un de ses discours que la meilleure configuration politique pour l’ Europe serait Schulz chancelier en Allemagne et Macron président en France !

Cohn Bendit, l’ un des plus répugnant politicard contemporain fait naturellement partie de la danse.

Par ailleurs, il flotte dans les vapeurs du quotidien français « Libération » la thèse que la France aurait des comptes à rendre à l’ Allemagne avant toute proposition de réforme de l’ Europe !

Décidément la diplomatie secrète, arme connue de l’ impérialisme pour entuber les peuples, n’ agît pas qu’ en temps de guerre.

On observe à ce propos que le premier acte de Macron est une visite à la chancelière allemande.

Est-il besoin d’ être grand clerc pour deviner toutes les basses cuisines cachées derrière tout cela ?

La France aurait-elle élu un cheval de Troie capable de renouer avec le sale commerce de Mr Thiers ?

Afin de dissiper toute méprise, nous précisons que le passage ci-dessus ne vise que les milieux gouvernementaux et en aucune manière le peuple allemand qui est bien à l’ identique du peuple français en posture de victime de sa classe dominante.

Pour ne pas édulcorer la portée de la présente déclaration, nous détaillerons plus tard, dans une contribution séparée le développement du plan qui transpire des péripéties réelles et qui va de l’ avènement de ce technocrate façon « jeune turc » dans le gouvernement dit de gauche, à la configuration du 2ème tour fabriquée de toute pièce par l’ action médiatique.

Avec un peu de recul il devient évident que la manipulation avait 999 chances sur 1000 de permettre l’ issue attendue par ses promoteurs (on sait pourquoi et comment).

Nous soulignerons simplement ici le rôle stratégique essentiel de la fameuse « loi-travail » pour la réussite de l’ opération sans le succès de laquelle, Macron aurait pu pour cette fois faire ses valises politiques et reprendre son costume de banquier.

Lourde responsabilité pour ceux qui pensent que les jacqueries style Etienne Marcel (régal de tout ministère de l’ intérieur) pourraient rivaliser avec la puissance d’ une grève générale.

Mais dans cet exposé nous nous en tiendrons à l’essentiel de la critique marxiste de cette opération et des enseignements incontournables à en tirer pour l’ avenir dans le contexte mondial actuel.

La vision populaire actuelle de la politique et du syndicalisme, (prémisses justes mais conclusions fausses) pierre angulaire du coup de force électoral et de la suite qui s’ annonce.

De longue date, les merdias entretiennent dans le public le fameux message tous « pourris » en matraquant à l’ envi les affaires qui impliquent les personnages en vue de la politique, ce qui, soit dit en passant ne donne pas une once de pouvoir à « ceux du bas » pour y mettre fin, mais les incite simplement à changer périodiquement de pourris !

Mais qu’ en est-il réellement de cette espèce de stimulation hypocrite du divorce entre les masses populaires et les appareils traditionnels politiques, (et syndicaux le cas échéant), manifestement visés au travers de ces battages périodiques ?

Curieusement, le pays se retrouve avec un président qui s’ est présenté essentiellement sous l’ image qui n’ est autre que celle du « sauveur suprême » censé débarrasser le terrain des vieux appareils périmés !

Mais à quel projet effectif correspond cette idée de Monsieur « PROPRE »

Effectivement, les superstructures organisées traditionnelles du capitalisme sont entrées en contradiction violente avec les nécessités nouvelles de la base économique, base matérielle de son stade impérialiste pourrissant. La concentration et la centralisation des capitaux doivent se faire dorénavant, exclusivement à l’ échelle mondiale, les économies nationales jusqu’ à présent tolérées dans leur phase de mutation, étant désormais reléguées à un niveau purement accessoire. Le mouvement ainsi décrit était jusqu’ à ce jour objectif, spontané, lié aux mécanismes immanents du capitalisme qui comporte précisément la baisse tendancielle du taux de profit.

Il devra se faire maintenant de manière accélérée, pré étudiée, autoritaire, dépendant strictement de la lutte pour le maintien bec et ongles du taux général de profit des grands cartels industriels et financiers. Quoi qu’ il en coûte pour les masses exploitées, l’ exploitation économique doit s’ appuyer si nécessaire sur le recours à l’ oppression politique voire militaire, que ce soit au plan des nations dominantes ou à l’ ensemble des autres, du moins tant que les masses accepterons de le supporter.

On comprend mieux sous cet angle le tumulte mondial de notre époque.

On en est au point où selon la lumineuse image de Karl Marx, « la superstructure politique existante est devenue une entrave au développement de la base économique »

Mais là c’ est la bourgeoisie elle-même qui prend l’ initiative de l’ éclatement (dont elle à perçu pour elle la nécessité vitale), et non pas le mouvement révolutionnaire prolétarien.

  1. est donc clair que la classe dominante entend à le fois contrôler la forme et tirer bénéfice du dit éclatement politique.

Nous avons déjà caractérisé cet aspect en montrant l’ élaboration qui s’ opère lentement d’ une véritable pyramide mondiale de gouvernement. Le lecteur peut s’ y reporter sur notre site.

Cette nouvelle structure projetée par les cliques mondiales dominantes est non seulement l’ objectif immédiat du système mais la condition de sa survie. Voilà l’ essence véritable de la philosophie Macron consistant pour chaque individu, à l’ exclusion de tout autre choix, à s’ adapter à ce bordel et y faire sa place. !!

D’ un autre côté la corruption et autres dépravations généralisées (fruit avarié, entre autres, de l’ impérialisme) qui gangrène toutes les sphères dirigeantes et les « bonnes sociétés de la planète et qui ont infectés également les organisations ouvrières n’ échappent à personne dans les couches populaires.

Et il est tout à fait inévitable, naturel et surtout hautement nécessaire que le citoyen qui en est victime in fine, essentiellement le prolétaire, s’ en inquiète.

Mais cette légitime inquiétude ne peut être que dévoyée si elle est privée de tout contenu de classe. Et c’ est précisément le cas dans le coup de force présidentiel qui nous intéresse, une espèce particulière de 18 brumaire ou de 2 décembre réalisée par le canal tout à fait légal des institutions mais où l’ écrasement de la conscience politique à été opérée par les fameux merdias.

Le « subterfuge Macron » a en fait consisté à travailler l’ opinion pour attribuer les tares liées à la nature profonde du capitalisme aux malversations liées à la « nature humaine », nouvelle branche de la philosophie bourgeoise. C’ est en quelque sorte le dédouanement du système sur le dos du genre humain.

Empêcher les masses de comprendre que les multiples formes de corruption de notre époque sont les produits du pourrissement du capitalisme à son stade ultime et non pas le contraire!

Il faut prendre acte qu’ aujourd’hui ce genre d’ arnaque fonctionne et travailler sans mollir à sa démystification.

Démontrer ainsi que :

Le mal profond qui est en cause aujourd’ hui pour toute l’ humanité, c’ est plus que jamais la loi du profit.

Le mensonge, géniteur de tous les maux de cette terre, c’ est le degré ultime de l’ exploitation de la spoliation exercée par une poignée de salopards sur le reste de l’ humanité.

Ce n’ est nullement contrairement au discours Macron, le manque de lucidité, ou l’ inertie des masses à s’ y adapter et l’ empêchement qu’y constitueraient les structures politiques ou autres connues jusqu’ à ce jour.

Bien au contraire ces structures, hélas, sont toutes sans exception tombées dans la marmite du système et s’ y repaissent, travaillant activement à l’ évolution indiquée… mais pas assez vite, pas assez efficacement au gré de l’ impatience des « héritiers »

Et c’ est pourtant ça la face cachée de cette escroquerie, matraquée à longueur de temps par les agents de l’ idéologie dominante.

Quant à nous faire croire que le coup de poker menteur que l’ on vient de vivre, serait un quelconque assainissement de la vie publique, il suffit de voir comment les milieux visés réagissent à la situation pour comprendre que l’ on tombe de Charybde en Scylla.

En définitive, les partis traditionnels sont invités à se fondre dans les grenouillages du parti de l’ Elysée, les rats connus à se regrouper avec des rats inconnus , triés sur le volet et tenus par une espèce de rançon à la fois morale et financière, les réflexions éventuellement collégiales à s’ effacer derrière le catéchisme et les ordonnances du chef.

Comme durcissement présidentiel, difficile de faire plus évident.

  1. croire que Macron à pris aussi quelques leçons chez Erdogan. Bizarre que cette similitude ait échappé à nos chers journaleux qui parlent sans sourire (et sans doute le nez bouché) d’une oxygénation politique !

A la vérité, si le prolétariat moderne à besoin en même temps que la bourgeoisie dominante de nettoyer ses écuries d’ Augias,(politiques et syndicales), ce n’ est certainement pas pour se réfugier dans le giron de ses exploiteurs, et avaler les boniments de leurs mandataires proclamant désormais la caducité des structures collectives traditionnelles et leur remplacement par la providence individuelle genre Macron !

Que l’ on puisse dans le pays de la Commune de 1871 voir prospérer ce genre d’ ânerie, fussent les difficultés du mouvement ouvrier à redresser la tête pour repartir au combat, en dit long sur la misère politique des masses ouvrières et populaires… et par voie de conséquence sur les graves responsabilités de leurs détachements attitrés (parti et syndicat) chargés en principe de leur éducation…

Ainsi donc, la masse prolétarienne serait à présent, disons, otage politique, réduite au rôle de caution, simple spectatrice de l’ affrontement périodique entre les différents strates de la bourgeoisie, réduite en fait à compter les points sur la manière dont elle doit être broyée et sur la sauce capitaliste à laquelle elle doit être mijotée. !!??

Tout ceci amène à la question clé qui se pose avec toujours plus d’ acuité aux prolétariats contemporains et pour sa part au prolétariat français :

Combien de temps va-t-il accepter de demeurer dans cette indigne posture, c’ est à dire continuer à en prendre « plein la gueule » sans faire le moindre geste pour se redonner le moyens de riposter à la hauteur nécessaire ?

Se redonner les outils de classe appropriés dont il s’ était doté dans le passé et qui ont été livrés à la malfaisance puis liquidés !

Car ces outils, c’ est à dire les organisations , syndicale et politique, régies par les seuls intérêts ouvriers et pour la mission historique qui en découle, et que désormais, le discours fêlé des Pierre, Paul, Jacques et autres Emmanuel inviteront à oublier, resterons à l’ état de vœu pieux tant que la détermination et la volonté d’ agir du prolétariat dans son ensemble demeureront prisonnières volontaires de la peur, de l’ inconscience, de la capitulation, et peut-être, çà et là, de la paresse !!

Vive donc la résurgence de la seule voie sérieuse , pour l’ avenir des masses exploitées !

VIVE LA VOIE REVOLUTIONNAIRE !

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